Guide complet des types de fondations

      

    Les fondations assurent la transmission des charges d'un ouvrage vers le sol porteur, garantissant sa stabilité et sa pérennité.

    Face à la diversité des contextes géotechniques, on identifie trois catégories de fondations : les fondations superficielles, les fondations semi-profondes et les fondations profondes, qui chacune répond à des contraintes spécifiques de sol, de charge et de profondeur d'ancrage.

    Ce guide présente les différents types de fondations, leurs applications, pathologies et solutions de renforcement.

    Qu'est-ce qu'une fondation ? Définition et rôle structurel

    Une fondation désigne l'ensemble des éléments structurels à l'interface entre une construction et le sol naturel.
    Son rôle est de transmettre et répartir les charges de l’ouvrage (poids propre, surcharges d'exploitation, charges climatiques) vers les couches de sol sous-jacentes suffisamment résistantes.
    La compilation de ces charges s’appelle descente de charges sur fondations.

    L’étude géotechnique, l’élément incontournable

    Une étude géotechnique, souvent nommée étude de sol (missions G1 et G2 selon la norme NF P94-500) caractérise les sols en place, donne leurs caractéristiques géomécaniques (nature, résistance mécanique, compressibilité, sensibilité à l'eau, …).

    Elle identifie la ZIG (zone d’influence géotechnique) et les risques géotechniques pouvant impacter le projet.

    Elle définit la capacité du sol à supporter ces charges sans rupture ni déformation excessive (la portance du sol) selon les contraintes admissibles des sols en place.

    Au final, elle définit les solutions de fondations envisageables dont elle peut également donner des exemples de dimensionnement.

    La stabilité d'un ouvrage repose sur 3 équilibres : la résistance à l'enfoncement (équilibre vertical), la résistance au glissement (équilibre horizontal) et la résistance au renversement.

    Une fondation mal adaptée ou mal dimensionnée, des travaux à proximité, un réseau d’eau fuyard sont autant de sujets qui peuvent compromettre cet équilibre et générer des pathologies structurelles telles que des fissurations.

    Comment classer les différents types de fondations ? Zoom sur les trois grandes familles

    La classification des fondations repose sur la profondeur d'ancrage par rapport au terrain naturel, critère défini par les normes Eurocodes et DTU. Cette profondeur détermine le mode de transmission des charges et conditionne le choix technique.

    Il existe trois familles : les fondations superficielles (moins de 3 mètres), les fondations semi-profondes (entre 3 et 6 mètres), les fondations profondes (au-delà de 6 mètres) également nommées fondations spéciales.

    Les fondations superficielles

    Les fondations superficielles constituent la solution la plus courante et économique lorsque le sol de surface présente une portance suffisante.

    Elles se caractérisent par un ancrage à faible profondeur (généralement inférieur à 3 mètres) et transmettent les charges par appui direct.

    Les trois types principaux :

    Conditions d'emploi :

    Les fondations superficielles conviennent lorsque le sol en place présente une portance suffisante (contrainte admissible généralement > 1 bar), à faible profondeur et que les charges sont compatibles avec cette portance (dimension raisonnable de la dimension des fondations).

    Une profondeur hors gel (0,50 à 1 m selon la région) doit être respectée.

    Avantages :

    Simplicité de mise en œuvre, coût réduit, délais courts.

    Limites :

    Inadaptées aux sols compressibles (argiles molles, remblais récents, tourbes) et aux sols de portance médiocre, aux zones à risque (cavités souterraines, …).

     

    Les sols hétérogènes peuvent contraindre à des profondeurs variables et peuvent être également une limite.

    Pathologies associées : Les fondations superficielles sont sensibles au tassement différentiel lorsque le sol présente des caractéristiques hétérogènes ou subit des modifications hydriques.

    Symptômes : fissures en façade (obliques, horizontales, en escalier), déformation des ouvertures, distorsion des planchers.

    Les fondations semi-profondes : puits et plots

    Les fondations semi-profondes constituent une solution intermédiaire lorsque le sol de surface est médiocre mais qu'une couche porteuse est accessible à profondeur modérée (entre 3 et 6 mètres).

    Elles prennent la forme de plots bétonnés ou de puits bétonnés.

    Elles s'appliquent pour des charges moyennes ne justifiant pas le coût de fondations profondes.

    La réalisation s'effectue par excavation mécanique ou manuelle jusqu'à la couche porteuse nécessitant fréquemment des blindages provisoires protecteurs, suivie du bétonnage.

    Risques et pathologies :

    • Instabilité des parois d'excavation en sols pulvérulents ou saturés
    • Venues d'eau perturbant le bétonnage
    • Tassements résiduels si la couche porteuse est mal identifiée
    • Difficultés de contrôle qualité après exécution.

    Les fondations profondes : pieux et micropieux

    Les fondations profondes, appelées également fondations spéciales, transmettent les charges à des couches situées à grande profondeur (au-delà de 6 mètres).

    Elles sont souvent indispensables lorsque les couches superficielles sont compressibles ou de portance insuffisante, hétérogènes ou présentent des risques géotechniques.

     

    Principe de fonctionnement : Contrairement aux fondations superficielles et semi-profondes qui travaillent par appui direct, les fondations profondes mobilisent également le frottement latéral le long du fût de fondation.
    L’ancrage de la fondation s’opère généralement dans une couche très résistante et permet une résistance en pointe importante.

    Typologies principales :

    Le choix dépend notamment de la stratigraphie du sol, de l'intensité des charges, de la profondeur du substratum porteur et des contraintes de chantier.

    Sols concernés : Tous.

    Pathologies possibles : Défaut de frottement latéral si le sol se tasse ou se dégrade, rupture en pointe si le pieu n'atteint pas la couche compétente, effets de groupe entre pieux trop rapprochés, tassement résiduel si la couche d'ancrage se comprime.

    A noter que sous le vocable de fondations spéciales on intègre également :

    Les fondations profondes / spéciales, hormis l’injection de résine expansive, font généralement appel à des moyens lourds d’intervention et demande des emprises de chantier généralement conséquentes.

    Elles sont aussi souvent synonymes de coût élevé, de complexité de mise en œuvre, de nuisances (vibrations, bruit), de risques d'interaction avec ouvrages voisins.

    Comment choisir le type de fondation ?

    Le choix résulte d'une analyse multicritère croisant données géotechniques, structurelles et économiques.

    Sept critères techniques majeurs guident cette décision :

    Pathologies courantes & impact sur les fondations et l’ouvrage

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    Que faire ?

    Lorsque les fondations présentent des désordres ou une capacité portante insuffisante, des techniques de renforcement des fondations et/ou d’amélioration des sols sous-jacents peuvent être mises en œuvre.

    On notera :

    Rôle des injections de résine Uretek

    Uretek est spécialisé dans la stabilisation, la consolidation, le renforcement, l’amélioration des sols sous fondations par injection de résines. Cette technologie offre une réponse performante aux pathologies de fondations et aux problématiques d'affaissement de sol.

    Principe technique

    La résine Uretek est injectée via des forages de faible diamètre (12 à 16 mm) réalisés à travers le dallage ou à travers les fondations.

    Une fois injectée, la résine s’expanse en quelques secondes, exerçant une pression contrôlée et ciblée qui remplit les vides, compacte les sols meubles tout en améliorant les caractéristiques mécaniques du terrain.

    Le processus d’injection est adapté en temps réel grâce à des outils de contrôle (monitoring laser, radar 3D, suivi des paramètres d’injection, …) permettant d'ajuster le process d’injection (volume, maillage, paramètres de résine, …) selon les réactions du sol et de l’ouvrage sus-jacent.

    Adaptation aux trois familles de fondations

    La technique d’injection de résines s'adapte à toutes les fondations.

    Autrement dit, cette méthode est applicable aussi bien aux fondations superficielles (stabilisation du sol sous semelles, comblement de vides sous radiers, correction de tassements différentiels, amélioration de la portance), qu’aux fondations semi-profondes (densification autour des puits, amélioration de la portance) et qu’aux fondations profondes (traitement du sol entre pieux pour restaurer le frottement latéral, comblement de cavités).

    Applications concrètes

    Stabilisation de semelles affaissées, renforcement sous dallages industriels ou résidentiels, comblement de cavités naturelles ou anthropiques, amélioration de sol avant construction, traitement des désordres liés au retrait-gonflement des argiles.

    Avantages de la méthode Uretek

    Les interventions URETEK sont rapides

    Intervention
    rapide

    Les interventions URETEK sont rapides

    Technique
    peu invasive

    Les interventions URETEK sont rapides

    Grande
    flexibilité

    Les interventions URETEK sont rapides

    Habitable pendant
    les travaux

    Les interventions URETEK sont rapides

    Environnement
    respecté